Les besoins satisfaits |
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On peut penser que la production physique de biens et de services restera le cœur de l’économie puisqu'ils répondent à des besoins plus fondamentaux, mais ce serait une erreur essentielle : la société agricole satisfaisait des besoins plus fondamentaux (nourriture, habitat) que la société industrielle (biens de grande consommation). De même les centres de valeur de la société digitale satisferont des besoins de moins en moins essentiels, concrets mais qui revêtiront une plus forte valeur aux yeux des consommateurs. Ainsi, actuellement, les producteurs agricoles dans les pays développés ou dans les pays en développement sont de moins en moins bien rémunérés car leur production, surabondante et insuffisamment raffinée, n'a plus beaucoup de valeur dans le système économique actuel. De même, demain, ce sont les biens et services d'aujourd'hui qui perdront de la valeur lorsqu'ils seront confrontés aux biens de l'économie digitale qui intègreront, eux, une valeur ajoutée au niveau de l'information. C’est toute la logique et la cohérence du système qui sont finalement remises à plat lors d’une révolution économique. On propose de nouveaux produits (des « auto-mobiles »), avec de nouvelles méthodes de production (fabrication à la chaîne, taylorisation…), on trouve de nouveaux clients (les citadins) qui ont de nouveaux besoins (rapidité, confort, puissance…) et demandent de nouveaux services (station service, pneus, parking, financement…) ; mais on est également confronté à de nouveaux concurrents (Rolls Royce, Mercedes…) dans un environnement qui se transforme parallèlement (code de la route, apparition des banlieues, conséquences directes de l’automobile). Ces dernières pages étant théoriques, un excellent moyen d’appréhender de façon plus pratique le passage d’une ère à une autre est le jeu CIVILISATION de Sid Meyer
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