Le modèle de Jérome Gayet, Business Development Consultants (B.D.C) |
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Interview de Jérôme Gayet, un consultant senior en business dévelopment qui a fait ses armes dans l'ecommerce et chez un grand vpciste. Quelle méthode avez-vous mis au point pour accompagner les entreprises dans leur développement ?Jérôme GayetIl n’y a pas une méthode mais des méthodes ! Je conseille des start-up
comme des grandes entreprises avec des tailles d’entreprise, des
réalités sectorielles et des enjeux très différents. J’ai donc mis au
point quelques outils très adaptables qui me permettent de décortiquer
une problématique entreprise et de poser des jalons business
development. Quels sont justement les particularités du business development en période de crise ?Jérôme GayetIl ne faut pas céder au pessimisme ambiant et continuer à investir tout
en étant plus sélectif dans ses investissements. En résumé, il faut
investir moins mais mieux dans les projets qui feront la différence en
sortie de crise. En matière de business development, le « stop and go »
s’avère catastrophique car les équipes se démotivent et perdent leurs
acquis en matière de développement de nouvelles activités. Beaucoup
d’entreprises se sont séparées de leurs équipes business development et
repartiront quasiment de zéro quand elles auront décidé de ré-investir. Quels sont les points à prendre en compte pour définir sa stratégie de business development ?Jérôme GayetIl faut dans un premier temps identifier les leviers de développement internes et externes sous exploités et qui doivent pouvoir apporter des retours sur investissement rapides. Ensuite, il faut prioriser les leviers. Pour cela, l’accompagnement d’un consultant, spécialiste du business development peut être précieux car il permet prendre davantage de recul et de mettre en adéquation le plan de développement avec les moyens humains et financiers. Quels sont les pièges à éviter ?Jérôme GayetEtre boulimique et s’engager dans un nombre considérable de projets de développement au risque de mal entreprendre et de décrédibiliser la politique business development de l’entreprise. Occulter les échecs passés en pensant qu’ils relèvent d’une situation
exceptionnelle. Trop d’entreprises négligent d’analyser leurs échecs
mais aussi leurs succès passés : on vit dans l’instant présent et dans
un fantasme qui se produit rarement. L’absence de réalisme est
malheureusement souvent constaté dans les stratégies et plans d’action
des entreprises françaises alors que nos confrères allemands excellent
en la matière ! Quels sont les outils les plus prometteurs actuellement ?Jérôme GayetLes plateformes web2.0 comme Feedback2.0 sont des outils très
intéressants tant en matière de référencement naturel que de
connaissance clients. Ces outils permettent en effet d’interagir avec
ses clients ou prospects, de tester des produits en cours de
développement, de bénéficier en temps réel de retours d’expérience de
clients… bref, tout ce dont une entreprise a besoin pour faire évoluer
ses produits ou/et services dans un espace temps qui s’est fortement
raccourci. Quels sont les grands messages que vous avez souhaité passer à travers votre ouvrage ?Jérôme GayetIl n’y a pas de fatalité à vivre la récession annoncée pour les 10 années à venir. Il existe dans toute entreprise des leviers de croissance importants, encore faut-il ne pas négliger l’humain qui reste, qu’on le veuille ou non, la principale richesse d’une entreprise. Dans cette perspective, je décrypte les schémas entrepreneuriaux qui peuvent être développés au sein des entreprises afin de développer l’engagement, l’innovation et la réactivité. Quels sont vos gourous ?Jérôme GayetPar nature, je ne suis pas un adapte du terme. J’ai beaucoup
d’admiration pour Nicolas Hayek qui vient de nous quitter à 82 ans et a
développé avec beaucoup de panache et d’humanité le groupe Swatch. En
pleine crise, il annonce haut et fort à ses salariés et clients qu’il ne
licenciera pas alors que son entreprise n’échappe pas à une forte
baisse de ses ventes. Entrepreneur, innovant, humain et charismatique,
cela fait beaucoup pour un seul homme. Voir aussi : Hommage à Nicolas Hayek J’ai aussi beaucoup d’admiration pour Yvon Gattaz, contributeur de « Business development » et le premier entrepreneur français à être devenu académicien et aussi patron du CNPF (ex-MEDEF) : un beau parcours et surtout une très forte contribution pour faire de l’entrepreneur une personne reconnue voire admirée au sein de la société française. Deux patrons engagés et droits dans leur botte avec un engagement dans la société civile au-delà de leur propre entreprise. |
