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DECISION 85: Maintenir le rôle du nucléaire et le rythme de construction de

DECISION 85: Maintenir le rôle du nucléaire et le rythme de construction de

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En dépit de coûts d’investissement élevés, l’énergie nucléaire est très compétitive du fait de coûts de fonctionnement, de maintenance et d’approvisionnement en combustible bien maîtrisés. (L’uranium ne représentant en effet que 5 % du coût de production de l’électricité nucléaire, ses variations de prix impactent de façon très marginale le prix final de l’électricité produite.)

La production d’énergie nucléaire est très largement domestique. Si l’uranium doit être importé dans le cas de l’Europe, il présente l’avantage d’être abondant à la surface du globe, distribué dans des régions relativement sûres et donc peu soumises aux aléas géopolitiques avec lesquels l’exploitation du pétrole et du gaz, par exemple, doit composer. En outre, sans pouvoir prétendre être une énergie renouvelable, le nucléaire est une énergie largement recyclable, puisque 96 % des matières (uranium et plutonium) contenues dans le combustible usé peuvent être réutilisées dans les réacteurs existants. Il doit également tenir compte du stockage des déchets à long terme.

La continuité de la politique énergétique française dans le domaine du nucléaire a doté la France d’un parc homogène de centrales standardisées, d’une électricité bon marché, totalement prévisible, qui constitue un poste important d’exportation.

Pour conserver cet avantage concurrentiel il faut maintenir un rythme de construction adéquat des centrales de 3e génération après la construction en cours du premier réacteur à Flamanville.

 

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