DECISION 88: Développer une politique européenne de l?énergie. |
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La France, dans la perspective de sa présidence de l’Union européenne au deuxième semestre 2008, devra s’attacher à convaincre ses partenaires que la capacité de l’Union à relever le défi énergétique constitue un enjeu essentiel de sa pérennité et de la stabilité internationale.
Outre la priorité mise sur l’efficacité énergétique, une politique européenne ambitieuse devrait traiter de façon prioritaire les questions d’infrastructures énergétiques, de réseaux de distribution et du parc de production : développer le réseau électrique et ses interconnexions ; prolonger la durée de vie des centrales les plus performantes et les plus respectueuses de l’environnement ; favoriser les investissements dans de nouvelles centrales peu émettrices de gaz carbonique ; harmoniser au sein de l’Union, puis au plan international, les conditions de contrôle et de régulation auxquelles les investisseurs et les opérateurs sont soumis ; intensifier l’effort de recherche et de développement en prenant encompte à la fois la recherche sur les ruptures technologiques et celle relative à l’amélioration de l’existant. La présidence française pourra promouvoir un objectif ambitieux et des actions communes : • En proposant pour 2030 un objectif européen quantitatif d’énergie sans CO2 dans le bilan total, favorisant l’ensemble des énergies faiblement émettrices tout en laissant à chaque État le choix de son fournisseur énergétique. À cet égard, l’établissement d’une référence européenne en termes d’émission de CO2 par habitant, voire de CO2 par unité de PNB – et non pas de richesse nationale comme l’envisage la commission pour le prochain « paquet énergie/climat » – sera très utile. • En lançant l’idée d’une coopération spécialisée en matière nucléaire, sur une base intergouvernementale entre les seuls • En proposant une action européenne, dans le cadre de cette coopération spécialisée, en faveur du développement sûr et maîtrisé de l’énergie nucléaire dans les pays de la future Union méditerranéenne. Une coopération méditerranéenne pourrait se développer selonles grands axes suivants : • L’évaluation économique et le calendrier d’introduction de l’énergie nucléaire. • La mise en place du cadre institutionnel approprié, notamment en matière légale et réglementaire. • La création d’une autorité de sûreté disposant des compétences et de l’autonomie nécessaires. • Les formations adaptées à l’établissement d’une filière nucléaire civile (exploitant nucléaire, sûreté, radioprotection, protection de l’environnement, non-prolifération). • Les dispositifs appropriés en matière de sécurité et de non-prolifération. • La fourniture de réacteurs de 3e génération et du combustible nécessaire à leur fonctionnement, y compris les services de gestion du combustible usé et des déchets. • L’étude des modalités de financement des investissements nucléaires. Cette coopération s’appuiera sur les organismes compétents et les industriels des pays européens, et, en ce qui concerne les critères de sûreté nucléaire et de certification des nouveaux modèles de réacteur, sur l’effort d’harmonisation engagé au niveau européen. |

DECISION 88: Développer une politique européenne de l?énergie.

