Les révolutions ? ne pas manquer: les opportunités ddu dévelopement durable |
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La résolution des problèmes écologiques n’exige pas la réduction de la croissance mais, tout au contraire, demande une croissance forte, d’un genre nouveau, pour réorienter la production vers les secteurs non polluants.
Réciproquement, l’amélioration de la situation de l’environnement permet d’améliorer les conditions de la croissance, en stabilisant le climat (réduction des émissions et stockage de carbone), en renouvelant les sources d’énergie et de matières premières (énergies renouvelables, biomatériaux), en restaurant les réserves d’eau et les sols, en réduisant les toxicités chroniques, en recréant de la diversité biologique, culturelle, technologique et économique. Si un des risques majeurs pesant sur la croissance réside dans l’indisponibilité, l’insuffisance ou les coûts de l’énergie, a contrario, une politique énergétique active est doublement nécessaire : d’une part, parce que la France dispose d’un potentiel industriel considérable dans ce secteur ; d’autre part, du fait des retombées des énergies nouvelles sur d’autres secteurs clés de l’économie comme les transports collectifs, l’automobile, l’agriculture et le bâtiment. L'objectif est d'affirmer une politique énergétique moins dépendante et plus durable Répondre à la demande énergétique est à la fois difficile et indispensable : • Difficile, car elle s’inscrit dans le contexte d’une dépendance accrue envers les énergies fossiles (majoritairement utilisées jusqu’à présent mais dont les ressources s’épuisent), et de la prise en compte des effets planétaires des changements climatiques. • Indispensable, parce qu’il s’agit d’assurer le développement nécessaire des économies émergentes en préservant la dyna- • La sécurisation de l’approvisionnement pétrolier et gazier dans le contexte d’un pétrole cher, supérieur à 100 $ le baril. • Le développement des énergies sans CO2, qu’il s’agisse du nucléaire comme des énergies renouvelables. • Les interconnexions permettant de développer à la fois la sécurité d’approvisionnement et l’exportation d’une partie de l’électricité produite sur le territoire national. •L’intensification des économies de l’énergie et l’amélioration de l’efficacité énergétique. L’engagement marqué de l’Union européenne envers les objectifsde Kyoto s’est traduit par des mesures de restriction des émissions carbonées (cap and trade) qui font de l’Europe un modèle de contrôle, mais pas d’innovation. Au printemps 2006, le Conseil del’Union a par ailleurs confirmé son intention de réduire unilatéralement de 20 % ses émissions de gaz carbonique à l’horizon 2020 (etmême de 30 % en accord avec d’autres), d’accroître de 20 % l’efficacité énergétique de son économie et d’élever à 20 % la part des énergies renouvelables. |

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