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Objectif: développer une politique sanitaire durable

Objectif: développer une politique sanitaire durable

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L'objectif est de développer une politique sanitaire durable autour de la prévention et de la responsabilisation.

Ces cinquante dernières années, la prévention (1) a permis une élévation spectaculaire du niveau de vie ; la vaccination et l’hygiène ont fait beaucoup plus contre la mortalité que toutes les découvertes en médecine.

 

 

 

 

 

 

 

1. Deux grands types de prévention peuvent être distingués : a) la prévention primaire qui consiste à éviter les accidents et les maladies ; b) la prévention secondaire qui consiste à dépister les maladies sur les populations à risque et à mettre en œuvre les moyens nécessaires à leur arrêt.

 

 

Jusqu’à 80 % des cas de maladies coronariennes, 90 % des diabètes de type 2 et un tiers des cancers peuvent être évités en augmentant l’activité physique, en ayant une alimentation plus équilibrée et en arrêtant de fumer. L’environnement et les styles ont plus d’influence sur l’état de santé (1)  d’une population que la qualité des soins.

Il est donc capital d’encourager les Français à adopter des modesde vie plus responsables et plus sains. C’est déjà un succès avec le tabac, une des deux premières causes de mortalité prématurée (dont le coût global supporté par la société est chiffré à 37 Md €2) et dont la consommation a pu être divisée par deux grâce à un ensemble d’actions de prévention.

La prévention reste pourtant actuellement une priorité secondaire dans le système français : la France n’y investit que 3 % de ses achats de santé (soit 92 € par habitant pour un total de dépenses de 198 Md €) alors que la Grande-Bretagne et l’Allemagne dépassent les 5 %. De nouveaux facteurs de risque progressent, notamment ceux liés à l’obésité et au cancer. Moins de la moitié des citoyens français ont réalisé un dépistage au cours des cinq dernières années et seuls 23 % l’ont fait à leur propre initiative. 80 % des enfants de 6 ans ne vont jamais chez le chirurgien-dentiste et 60 % des enfants issus de familles en difficulté rencontrent des problèmes dentaires.

Toutefois, la perception de la médecine préventive évolue : une enquête récente (2) montre que 60 % des Français sont intéressés par la mise en place d’un programme de surveillance tout au long de la vie, même si seuls 18 % sont prêts à financer eux-mêmes ce programme.

 

 

 

 

1. Enquête de l’institut Delouvrier sur l’évaluation des services publics, novembre 2007. 

2. Enquête de l’institut CSA sur les Français et la prévention sanitaire. 

 

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