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Distinguer 10 pôles universitaires de taille mondiale alliant pluridisciplinarité et excellence.

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L'objetcif est de faire émerger sur le territoire 10 grands pôles universitaires et de recherche de niveau mondial.  

La France a besoin d’environ 10 universités de taille mondiale (elle n’a pas les moyens d’en avoir plus de cette taille et de cette ambition). Les autres universités conserveront, comme aux États-Unis, leur vocation régionale ou nationale.  

Il convient, dans une carte universitaire nouvelle, de faire émerger par appel d’offres (à la faveur d’un processus d’évaluation mené dans chaque département universitaire et chaque établissement d’enseignement supérieur), 10 ensembles d’excellence que l’on nommera  "Pôles universitaires pluridisciplinaires " (PUP). Les départements universitaires d’excellence n’auront pas nécessairement une localisation unique. Un Pôle universitaire pluridisciplinaire pourra réunir, par un jeu d’Intranet, des lieux d’enseignement géographiquement éloignés, y compris appartenant à des pays voisins. Écoles et universités appartenant à un même Pôle universitaire pluridisciplinaire seront regroupées en réseaux, mis en commun, et leurs cursus harmonisés.

Ces Pôles universitaires pluridisciplinaires pourront résulter du rapprochement, sous gouvernance unique, de plusieurs structures d’enseignement supérieur (universités, grandes écoles…), de l’intégration juridique des structures de recherche aujourd’hui partiellement rattachées aux universités et présentes sur leurs sites (les unités mixtes de recherche). Elles naîtront aussi du développementde synergies avec les grands établissements de recherche (Centrenational de la recherche scientifique [CNRS], Commissariat à l’énergie atomique [CEA], Institut national de la santé et de larecherche médicale [Inserm], Institut national de la recherche agronomique [Inra]…). Elles supposeront en outre le développement de collaborations avec des structures de recherche privées. Elles accorderont enfin une place essentielle à la mobilité des chercheurs des organismes publics, des enseignants-chercheurs de l’Université, et des centres de recherche privés.

Parmi ces Pôles universitaires pluridisciplinaires pourront être sélectionnés les Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) dont le projet de candidature aura convaincu les pouvoirs publics. Ces derniers permettent depuis mars 2007 aux établissements d’enseignement supérieur de fédérer localement les principales activités d’enseignement supérieur et de recherche ou de rassembler des compétences complémentaires en réseau. Neuf Pôles de recherche et d’enseignement supérieur ont déjà pris la forme d’éta-blissements publics de coopération scientifique : Aix-Marseille ; Lyon ;Bordeaux ; Toulouse ; université européenne de Bretagne ; Nancy ; université Paris Sud ; université Paris Est ; ParisTech.  

Dans tous les cas, il faudra faire passer progressivement de 12 500 à 25 000 le nombre d’étudiants de ParisTech et quadrupler les promotions de l’École normale supérieure, de l’École polytechnique et dequelques autres grandes écoles, qui devront s’inscrire dans ces pôles.  

Ces Pôles universitaires pluridisciplinaires devront aussi développer des enseignements à distance de qualité et consacrer une part significative de leurs budgets à la mise en ligne de leurs
cours, et à l’organisation de séminaires pour les entreprises qui les  rémunéreront pour bénéficier de leur formation permanente.  

L’émergence de ces 10 Pôles universitaires pluridisciplinairesprendra nécessairement du temps. Une fois fixées les règles du jeu, ces établissements bénéficieront d’une période d’au moins cinq ansau cours de laquelle ils mettront en place leurs nouveaux projets pédagogiques et de recherche, et à l’issue de laquelle seront effectuées à nouveau les comparaisons entre départements universitaires qui guideront la fixation du périmètre des nouveaux Pôles universitaires pluridisciplinaires.

Pour structurer ces 10 pôles, 10 nouveaux campus de standardmondial et bénéficiant d’une dotation foncière de l’État seront créés. Ilsseront dotés d’infrastructures (logement, bibliothèques, etc.) permet-tant un accueil de qualité des professeurs, des chercheurs et desétudiants recrutés internationalement sur des critères d’excellence. Ilsseront le cœur de l’enseignement à distance que ces hyperuniversités devront mettre à disposition du reste des étudiants du pays.

Les investissements nécessaires pour ces 10 campus pourraient atteindre 10 milliards d’euros, à engager en 7 ans avec des coûts de fonctionnement annuels de l’ordre de 0,7 milliard d’euros. Ces financements pourraient être portés par la Caisse des dépôts et consignations, qui s’est déjà déclarée prête à apporter un financement en capital de 7 milliards d’euros. Il est aussi envisageable de mobiliser pour ce projet des Partenariats Public-Privé. L  ’ensemble de ces financements conduira ensuite à mobiliser des financements publics sous la forme de loyers, ce qui permettra de lisser cet investissement nécessaire dans le temps.

 

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